Notre histoire

L’histoire de Justice et Paix commence en 1968 avec la création de la Commission Justitia et Pax Pays-Bas, qui a pour objectif de promouvoir la justice, l’équité sociale, et la paix dans le monde. A partir de 1972, Justice et Paix devient une organisation professionnelle, avec la mise en place d’un plan de gestion. Les objectifs et moyens sont fixés dans les statuts, et un petit secrétariat est instauré.

Au fil des années 80, Justitiae et Pax devient de plus en plus active dans la dénonciation des violations des droits humains. L’attention se porte à cette époque sur l’Amérique Centrale, l’Afrique du Sud, l’Iran, Java et le Timor Oriental. L’aide économique et militaire des Etats-Unis aux dictatures du Salvador, de l’Honduras et du Guatemala déclenche des actions de protestations aux Pays-Bas, dans lesquelles Justice et Paix est souvent impliquée.

Durant les années 90, Justice et Paix se concentre entre autres sur la politique d’immigration, la pauvreté aux Pays-Bas, la justice économique, le racisme et la peur des étrangers, et les personnes sans papiers. L’ONG se concentre également sur la peine de mort, la liberté de religion, la crise de la dette internationale, et la réconciliation et la solidarité en Europe. Avec ses partenaires en ex-Yougoslavie, dans la région des Grands Lacs (Burundi et République Démocratique du Congo), au Soudan, au Liberia, au Mexique, en Colombie et au Pakistan, Justice et Paix travaille à l’amélioration des droits humains au niveau local. Nos partenaires visitent les Pays-Bas, et Justice et Paix commence à construire des relations structurées avec le Ministère des Affaires étrangères. La politique étrangère des droits de l’homme est suivie de près et de manière critique.

Actuellement, Justice et Paix travaille avec 20 partenaires dans le monde entier pour mettre à jour toutes sortes de violations des droits humains. Justice et Paix reste également active aux Pays-Bas, par exemple afin d’obtenir une grâce générale pour les demandeurs d’asile (dont ceux ayant épuisé les voies de recours). La première conférence mondiale sur les droits des femmes Dalits (ou Intouchables) a été tenue à La Haye, et Justice et Paix a à cette occasion mené des actions de lobbying à La Haye, Bruxelles, Genève et New York avec nos partenaires du Sud. En 2008, Justice et Paix a fêté ses 40 ans d’existence, le regard tourné vers le futur.

Un autre évènement marquant de 2008 s’est déroulé le 10 décembre, lors de la célébration du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Dans la prestigieuse Salle des Chevaliers du parlement néerlandais, le prix national pour les droits humains a été décerné pour la première fois. La « Tulipe des droits humains » (Mensenrechtentulp) a récompensé  Justine Masika Bihamba, de l’Est du Congo. Le soir même, au « Paard van Troje » à La Haye, a eu lieu le festival Right Now qui a attiré environ 1200 jeunes. Ce festival a été organisé par l’association « 60 ans de la DHDR », née de l’initiative de Justice et Paix en 2007.

En 2010, Justice et Paix a organisé un workshop international avec et à propos des défenseurs des droits humains. L’ONG a ainsi plaidé avec force auprès des autorités néerlandaises afin d’offrir un refuge temporaire pour ces défenseurs. Cette conférence a marqué le début d’un investissement croissant de Justice et Paix en faveur des défenseurs des droits humains. De là est née l’initiative Shelter City La Haye, qui offre un abri sûr pour les défenseurs des droits humains aux Pays-Bas.

Au fil de ses expériences, Justice et Paix a ainsi opéré des choix au niveau de ses thématiques prioritaires. A partir de 2015, l’accent sera mis sur la sécurité des défenseurs des droits humains, la justice environnementale et la migration aux Pays-Bas.